I don't mind living in a man's world, as long as I can be a woman in it.

- Marilyn Monroe

D’hier à aujourd’hui – Portrait de Philippe Lapierre

Ecrit par Anouk sur . Publié dans Football

Saison 2012

Philippe a été un des premiers joueurs de football que j’ai eu le plaisir de rencontrer. Il a joué avec mes frères pendant près de 10 ans pour les Pirates du Richelieu. J’ai ainsi eu la chance de le voir évoluer au fil des années.

Philippe LapierrePhilippe Lapierre

Philippe m’a touchée de plusieurs façons. Étant moi-même une grande émotive, je me suis rapidement reconnue dans l’intensité de Philippe. Il m’a inspirée par sa détermination à vouloir atteindre ses objectifs.

Il faut dire que sa présence ne reste jamais inaperçue. Il ne laisse personne indifférent. Énergique et passionné, Philippe exprime chaque idée qui lui passe par la tête. Si, avec les années, il a appris à contrôler ses ardeurs, il n’a pas pour autant diminuer l’intensité avec laquelle il s’implique dans le football. Homme de cœur, joueur d’équipe, Philippe est le coéquipier idéal et l’ami fidèle que vous voulez avoir.

Après avoir effectué un bref passage dans le football Junior avec les Cougars de Saint-Léonard, il évolue maintenant avec l’équipe collégiale des Voltigeurs de Drummondville.

Grand gaillard de 6’2, 195 lbs, Philippe se remet d’une blessure qui l’aura empêché de jouer la saison dernière. Malgré cette épreuve difficile, Philippe n’a pas perdu sa motivation et son intérêt pour le football. S’il se pose des questions quant à son avenir, une chose est certaine, le football demeure sa priorité. Il est déjà en train de se préparer pour la prochaine saison.

Deux amis, deux équipes

Un peu plus sur Philippe Lapierre

Q. À quel âge as-tu commencé à jouer au football ?
R.
J’ai commencé au niveau atome quand j’avais 7 ans. J’ai joué dans la ligue civile des Pirates du Richelieu pendant près de 10 ans.

Q. Parle-moi d’une personne qui t’a marqué pendant ton parcours de joueur de football
R. À travers toutes ces années, j’ai rencontré plusieurs personnes marquantes, mais il y en a une qui se démarque particulièrement du lot. C’est l’entraîneur chef que j’ai eu quand j’étais moustique et peewee, Richard Mayrand. En plus d’être notre entraîneur, c’était le beau-père de mon meilleur ami de l’époque. C’est lui qui m’a donné la vraie piqûre pour le football et je lui en suis très reconnaissant.

Q. À quelle position évolues-tu?
R. Aujourd’hui je suis receveur de passe, mais j’ai fait plusieurs positions tout au long de ma carrière. Quand j’étais plus jeune, on m’avait mis sur la ligne défensive. J’y ai joué pendant six ans. J’ai toujours été grand comparé à mes coéquipiers et je pense que mes coachs me voyaient comme un atout sur la ligne. Mais j’avoue qu’en dedans de moi, j’ai toujours voulu toucher au ballon.  Bref, j’ai passé de joueur de ligne défensive à demi défensif  et on m’a finalement donné ma chance comme receveur à ma dernière année midget. Je suis à ma place maintenant et plus personne ne me voit ailleurs.

Mes commentaires : Philippe ne sera peut-être pas content que je dise ça, mais il faut savoir que les coachs ont fait tout un sacrifice en lui permettant de changer de position car il était un excellent joueur de ligne défensive. 

Q. Quelle serait ta plus grande fierté en tant que joueur de football?
R. Le fait d’avoir changé de position et d’être enfin un receveur. Ce changement de position m’a donné la motivation nécessaire à continuer à jouer au football. Le fait qu’on a cru en moi et qu’on m’a donné la chance de montrer ce que je sais faire, ça n’a pas de prix! Je ne suis pas rancunier, mais j’avoue que d’avoir prouvé à tout le monde qui ne croyait pas en moi que j’avais le potentiel d’être un bon receveur, ça me rend très fier!

TOUCHÉ!

Q. Philippe, raconte-nous un souvenir marquant de football pour toi…
R. C’est simple! C’est mon premier touché en carrière! Un jeu digne des films américains. Sur une longue passe de 80 verges de Nicolas Foisy, j’ai attrapé le ballon et me suis faufilé jusque dans la zone des buts. Je me souviens que Nic avait fait tout un bloc après avoir décoché sa passe. Et en plus, on avait gagné ce match-là! C’est un souvenir mémorable!

Je dois dire aussi que la victoire des Voltigeurs contre les Nordiques de Lionel-Groulx cette saison a été un moment fort. Je m’en souviendrai toute ma vie. Je suis tellement fier de mon équipe.

Q. D’ailleurs Phil…. Pourquoi les Voltigeurs? Qu’est-ce qui t’a amené à choisir cette équipe plus qu’une autre?
R. Franchement, c’est pour le coach Luc Sylvain. Dès que je l’ai rencontré, j’ai compris qu’il était plus qu’un coach de football, qu’il était un peu comme un grand frère. Il m’a tout de suite inspiré confiance. Après seulement une pratique avec les Voltigeurs, mon choix était fait. Je suis un gars intense et émotif et j’ai besoin d’avoir un lien avec mon entraîneur. J’ai envie de jouer pour coach Luc. Il me donne le goût de me dépasser. Il a toujours été là pour moi. Les deux dernières années, j’ai vécu plusieurs choses dans ma vie et coach Luc m’a soutenu et m’a épaulé du début à la fin. Je ne regrette aucunement mon choix!

Q. Qu’est-ce que le football t’apporte dans la vie?
R. C’est à la base une discipline de vie. Jouer au football au niveau collégial, c’est un peu plus de 28 heures d’entraînement par semaine. Il faut être capable de gérer son temps adéquatement et apprendre à prioriser. Le football me permet d’avoir un horaire stable. Mais le plus important c’est que j’aime ça. Jouer au football me procure un immense bonheur! En bout de ligne, c’est ça la clé du succès – avoir du fun!
Q. À quoi ressemble la saison morte pour toi?
R. Je prends deux semaines de pause à la fin de la saison et après, c’est retour à l’entraînement. De l’haltérophilie au cardio, passant par la musculation, je me remets à l’action de façon intensive jusqu’au prochain camp de football. Je m’entraîne comme un défoncé, mais je m’accorde quand même quelques soirées de délire avec mes coéquipiers et mes amis. C’est important de savoir décrocher aussi! Pendant les vacances d’été, en plus de m’entraîner, je travaille un peu pour me mettre des sous de côté. Bref, je me tiens occupé.

Q. Une citation qui te ressemble ou te motives.
R. « No pain. No gain. » Si tu ne travailles pas… tu ne réussiras pas. Le football nécessite beaucoup d’investissement personnel. Ça nécessite des sacrifices.

Q. Quels sont tes projets pour le futur … (football) C’est quoi la prochaine étape? Où seras-tu l’année prochaine?
R. C’est certain que j’aspire à poursuivre ma carrière en tant que joueur universitaire, mais en ce moment je suis encore à réflexion à savoir si je fais une année supplémentaire au collégial ou si je tente tout de suite ma chance à l’université.

Ce ne sont pas les projets qui manquent pour Philippe. Il a promis de nous tenir informé de sa décision lorsqu’il l’aura prise.

Merci Philippe de t’être prêté au jeu de cette entrevue et d’avoir brisé la glace pour cette série de portraits.

 

 

 

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COMMENTAIRE (1)

  • Jacynthe

    |

    Pour avoir coacher pendant l’année Midget de Philippe je vous confirme qu’il est intense et qu’il est prêt à TOUT donner pour atteindre l’objectif ultime ! Bonne chance dans tes projets futur, ou devrais-je dire « Go Phil Go! » car je n’ai aucun doute que tu y arriveras… Coach Jacynthe

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