I don't mind living in a man's world, as long as I can be a woman in it.

- Marilyn Monroe

Un peu plus sur moi

anouk

 

Femme de plein de mots, rêveuse et passionnée, quand je n’écris pas, je m’exprime avec mes photos.

Farouchement intéressée par le football (le vrai football, pas le soccer), la bonne bouffe, le vin, les débats de société et les voyages, je souhaite vous partager par l’intermédiaire de ce blogue mes passions et mes délires.

Mes idées sont parfois à gauche et parfois à droite, mais jamais au centre. Je suis comme un diamant brute à l’état pur… sans censure!

J’écris pour mon plaisir … en espérant faire le vôtre!

Attention… vous pourriez devenir dépendant!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entrevue avec Anouk Petit
Par Olivier Rival
Paru sur : http://oliviersportsworld.blogspot.fr en 2012

ENTREVUE_AnoukPetit-1

 Comment es tu devenue une fan de football?

Ma passion du football a débuté lorsque j’ai inscrit mes frères à l’équipe locale il y a onze ans de ça. J’avais alors 18 ans et je suis tout de suite tombée en amour avec ce sport. J’oserais même dire que ça changé ma vie! En fait le football m’est apparu comme une façon de vivre, bien au delà d’une simple activité sportive. Cela demande un engagement personnel intense et constant. Il faut avoir confiance en soi, autant qu’en ses coachs et ses coéquipiers. Je dois aussi dire que j’aime bien le fait que le football soit directement relié aux études. Je pense que le football a été le moteur qui a poussé plusieurs jeunes à poursuivre leurs études et à obtenir un diplôme. Ça a d’ailleurs été le cas pour moi. Après avoir décroché de mes études secondaires, le football m’a donné la motivation de retourner sur les bancs d’école. J’ai non seulement obtenu mon diplôme d’études secondaires, mais j’ai aussi complété deux formations universitaires. Je dirais que c’est un peu pour toutes ces raisons que je suis devenue une fan inconditionnelle de football. Et, c’est encore aujourd’hui une passion que mes frères et moi continuons de partager ensemble. J’en suis très fière.


As tu déjà été partie prenante dans une équipe de football d’une manière ou d’une autre? (flagfootball, staff medical, coaching, arbitre….) 

Absolument. Je suis impliquée dans l’univers du football depuis environ 10 ans. J’ai œuvré auprès de l’organisation des Pirates du Richelieu à différents titres pendant neuf saisons. D’assistante-gérante à secrétaire du conseil d’administration, tout en étant photographe, j’ai rapidement fait ma place au sein de l’organisation et de différentes équipes. J’ai par la suite eu envie de partager ma passion avec d’autres femmes et j’ai mis sur pied une ligue amicale de flag-football féminine que j’ai coordonnée et coachée pendant plus de deux ans. J’ai aussi contribué à la création de plusieurs équipes jeunesse de flag-football dans ma région. Depuis maintenant deux ans, j’agis à titre d’agente de communication pour deux équipes de football niveau collégial.

Sur accrocfoot tu t’es spécialisée dans le collégial, qu’est ce qui rend pour toi ce championnat intéressant?

Pour être franche, je me suis spécialisée au niveau collégial pour un aspect très pratique : mes frères y évoluent présentement. Donc je m’assure de ne manquer aucun de leurs matchs en plus de faire mon travail.

Le Bol d’Or, c’est non seulement l’objectif ultime pour toutes les équipes, mais c’est aussi l’aboutissement d’une saison et de plusieurs mois de travail acharné. C’est toujours excitant d’y assister. Mais je pense que cette année, ce sera mémorable. Deux équipes dominantes s’affronteront et la victoire pourrait basculer d’un côté, comme de l’autre.


Comment vois tu l’évolution du football au Québec?

Je suis heureuse de voir que l’intérêt envers le football est grandissant au Québec. Nous avons de plus en plus d’équipes qui performent et se démarquent. Je pense ici aux Alouettes, aux Rouges et Or, aux Carabins, etc. Sans oublier l’équipe de Team Canada junior (qui comptait dans ses rangs plusieurs Québécois) et qui a remporté l’or contre les puissants Américains cet été au Texas.

Le football se développe au Québec et on sent un engouement. Le niveau collégial illustre bien cette nouvelle réalité avec la création de certaines équipes dans les dernières années. Dans mes fantasmes le Québec deviendra une pépinière de talent dans l’univers du football.


Est ce que pour toi le foot québécois est un milieu macho?

Hahaha! (rires) Je ne suis pas certaine qu’il y ait des endroits qui soient machos. Je pense plutôt que ce sont les gens qui peuvent l’être. Il est bien évident que le football a longtemps été la chasse gardée des hommes, mais les temps changent. En ce qui me concerne, j’ai toujours (ou presque) senti une ouverture des gens quant à ma présence dans cet univers.

C’est souvent ceux qui manquent de confiance en eux qui se sentent menacer par le changement. Pour tous les autres, ils sont généralement très ouverts à la collaboration avec une femme et sont bien heureux de pouvoir profiter de notre façon de voir les choses.


En France le foot féminin est enfin lancé, est ce qu’il y a des filles dans des équipes masculines, des équipes féminines au Québec? 

Je pense qu’il y a de plus en plus de filles qui s’intéressent au football. On voit d’ailleurs le nombre d’inscriptions augmenté (surtout dans les petits niveaux.) Malgré tout, il n’y a pas encore de ligue de football contact destinée aux filles seulement. En attendant, les plus motivées se joignent à des équipes masculines ou s’inscrivent dans une équipe de flag football.

Toutefois, il est important de mentionner que  nous avons la chance d’avoir une excellente équipe de football contact semi-professionnelle pour les femmes, le Blitz de Montréal (www.montrealblitz.ca). Le Blitz rivalise dans la ligue américaine.

Je suis tout de même très confiante quant à la croissance du football féminin. Nous avons des femmes passionnées qui travaillent avec acharnement  pour mettre sur pied un réseau complet.